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◆ 昔話 ◆

桃太郎ももたろう

Momotarō

L'enfant pêche

Partie 1 — 大きな桃
Il était une fois, dans un petit village, un vieil homme et une vieille femme au cœur bon qui vivaient heureux ensemble.
Ce jour-là aussi, comme d'habitude, le vieil homme partit ramasser du bois de chauffage dans la montagne derrière chez eux, tandis que la vieille femme se rendait à la rivière voisine pour faire la lessive.
Alors qu'elle lavait des vêtements au bord de l'eau, une pêche d'une taille jamais vue descendit le courant en flottant, faisant « donburako, donburako » à chaque vague.
« Quelle chose rare ! Elle doit être délicieuse, à partager avec mon mari », se dit la vieille femme, et elle prit la grosse pêche à deux mains pour la rapporter joyeusement à la maison.
Partie 2 — 桃から生まれた男の子
Le soir venu, quand le vieil homme rentra de la montagne, il fut si surpris de voir cette magnifique pêche posée dans la cuisine qu'il poussa un cri d'étonnement.
Au moment même où les deux vieillards s'apprêtaient à la couper en deux, la pêche s'ouvrit d'elle-même d'un seul coup, et un garçon plein de vie en jaillit.
N'ayant jamais eu d'enfant depuis toutes ces années, le vieil homme et la vieille femme furent convaincus qu'il s'agissait là d'un cadeau des dieux ; remplis de joie, ils nommèrent cet enfant né de la pêche « Momotarō » et décidèrent de l'élever tendrement comme leur propre fils.
Momotarō mangeait de bon appétit et grandit très vite, devenant un jeune homme fort, au cœur bon, et profondément dévoué à ses parents.
Partie 3 — 鬼が島への旅立ち
À cette époque, des oni redoutables venaient souvent de l'île des oni, de l'autre côté de la mer, pour voler les précieux trésors du village et tourmenter ses habitants.
En apprenant cela, Momotarō déclara fermement à ses parents : « Je vais traverser jusqu'à l'île des oni pour châtier ces méchants démons. »
Inquiète, la vieille femme, craignant que son fils n'ait faim durant le voyage, resta debout dans la cuisine jusque tard dans la nuit pour préparer une grande quantité de kibi-dango, réputés être les meilleurs du Japon.
Le matin du départ, Momotarō revêtit un vaillant manteau de combat, fixa une belle épée à sa hanche, accrocha de l'autre côté un sac rempli de kibi-dango, et quitta le village en direction de l'île des oni.
Partie 4 — 三匹の仲間たち
Tandis que Momotarō traversait des plaines et avançait résolument sur le chemin, un chien accourut d'on ne sait où et l'interpella.
« Momotarō-san, pourriez-vous s'il vous plaît me donner l'un de ces kibi-dango accrochés à votre hanche ? » demanda le chien. Momotarō répondit : « Si tu m'accompagnes pour châtier les oni, je te le donnerai avec plaisir. » Le chien répondit : « Oui, je deviendrai avec joie votre vassal et vous accompagnerai jusqu'au bout. »
Le chien, ayant reçu un kibi-dango, se joignit à lui.
Après avoir marché un moment, un singe descendit d'un arbre, réclama lui aussi un kibi-dango de la même façon, et devint le vassal de Momotarō.
Un peu plus loin encore, un faisan aux belles plumes vint à sa rencontre, reçut lui aussi un kibi-dango, et rejoignit avec ardeur la troupe de Momotarō.
Partie 5 — 鬼が島への上陸
Momotarō, le chien, le singe et le faisan, unissant leurs forces, traversèrent des plaines et des montagnes, puis, arrivés enfin sur une plage, montèrent à bord d'une petite embarcation et voguèrent longuement à travers la mer jusqu'à l'île des oni.
En débarquant sur l'île, ils se trouvèrent face à un mur de pierre s'élevant si haut qu'on devait lever la tête pour en voir le sommet, et derrière lequel se dressait une grande porte solidement verrouillée.
Le faisan bondit alors par-dessus le haut mur de pierre et frappa violemment de son bec l'œil de l'oni qui montait la garde. Puis le singe grimpa habilement le long du mur, se glissa à l'intérieur et déverrouilla discrètement la porte de l'intérieur.
Quand la porte s'ouvrit, Momotarō dégaina son épée et cria d'une voix forte : « Je suis venu vous châtier ! Préparez-vous ! », puis pénétra fièrement dans le château des oni, accompagné du chien.
Partie 6 — 勝利と帰還
Face à cette attaque soudaine, les oni, complètement pris de panique, virent le chien, le singe et le faisan se jeter sur eux les uns après les autres, leur mordant les jambes, leur griffant le visage, leur frappant violemment la tête et les yeux.
Profitant de ce désordre, Momotarō se dressa de front devant le chef des oni et lui asséna de toutes ses forces des coups de poing et des coups de pied.
Finalement, comprenant qu'ils ne pouvaient rien faire, les oni posèrent leurs mains au sol en signe de reddition, remirent devant Momotarō tous les trésors qu'ils avaient volés au village, et jurèrent de ne plus jamais commettre de méfaits.
Momotarō chargea l'embarcation des trésors ainsi récupérés et rentra triomphalement au village, où il les rendit un à un, avec soin, à leurs propriétaires.
Les villageois louèrent tous ensemble le courage de Momotarō et lui exprimèrent leur profonde gratitude, tandis que le vieil homme et la vieille femme, les larmes aux yeux, s'écrièrent fièrement : « Bravo, Momotarō est vraiment le meilleur jeune homme du Japon ! »

◇ Notes culturelles

  1. 太郎 (たろう) peut être un prénom masculin à part entière et peut être précédé de syllabes pour former d'autres prénoms (Kōtarō, Kentarō…).
  2. 鬼 (おに) : ogres des contes japonais, grands, rudes et forts, avec une ou deux cornes sur la tête.
  3. きびだんご : pâtisserie à base de farine de millet, spécialité d'Okayama.
  4. 陣羽織 (じんばおり) : manteau court sans manches porté par les samouraïs de haut rang par-dessus leur armure.
Questions de compréhension

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あるひ、おばあさんがかわで ________ をしていると、おおきなももがながれてきた。
ももなかからおとこがでてきた。その桃太郎ももたろう名付なづけられ、すぐに( )なった。
桃太郎ももたろうおにしま鬼退治おにたいじにいく( )にした。
いぬさるきじ桃太郎ももたろうにきび団子だんごをもらい、桃太郎ももたろうの ________ になった。
いぬさるきじおににとびかかり、桃太郎ももたろうおにをなぐったり、けったりして、おにたちは( )した。
桃太郎ももたろうおにからかえしたものを村人むらびとたちにかえしてあげて、村人むらびとたちは桃太郎ももたろうに( )した。
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